dimanche 31 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs



S'agit-t-il d'un réverbère ? N'est-ce-pas plutôt l'œil d'une caméra de surveillance ? L’œil c'est votre texte : c'est lui qui éclaire. Illumine et fait voir. Madame Rimbaud ajoute un "t" à Hugo. Malgré l'état d'urgence : supprimons le "t" de verts sur ce mur et ailleurs.

Azurs vers et sain supplice place Saint-Sulpice, et vous, vers quel avis, vers quel azur tendez-vous ?

http://paintedplates.blogspot.fr/2016/01/sous-loeil-niais-des-falots-une.html


Rimbaud perd la tête (Le Monde daté samedi 30 janvier 2016). [il n'y a pas de Monde daté samedi 28 janvier 2016].



mardi 26 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs

















Lui remplit le lave-vaisselle. Elle consulte son Galaxy Tab A avec S Pen.

Lui : — Mes commentaires sur On ne meurt pas de chagrin sont bien meilleurs que l'article de Jérôme Garcin. Je vais écrire ça sur mon blog.

Elle : — Tu ne peux pas dire ça. Ça ne se fait pas.

(Silence)

Elle : — Il est comment l'article ?

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lundi 25 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs


Chère Fany, je ne suis pas à table : je suis en cuisine sous les ordres de la chef. Puis, je sers.

Le BRAM c'est le Bureau des recherches sur l'amour et le merveilleux.

Ce que dit le BRAM à propos de On ne meurt pas de chagrin.

Cher Schiffter,
J'achève la lecture de votre livre.
Ce cœur mis à nu est-il votre «magnum opus»? 
En tout cas, vous y transmuez parfaitement — avec virtuosité, poésie, caractère et élégance — le plomb — qui n'a pas épargné votre vie… — en œuvre d'art.
Puisse l'été de votre amour — que je vois comme votre pierre philosophale — ne finir jamais. 
À vous,
R.C. Vaudey

Entends comme brame est un poème d'Arthur Rimbaud.
Entends comme brame...  
Entends comme brame
près des acacias
en avril la rame
viride du pois !

Dans sa vapeur nette,
vers Phœbé ! tu vois
s'agiter la tête
de saints d'autrefois...

Loin des claires meules
des caps, des beaux toits,
ces chers Anciens veulent
ce philtre sournois...

Or ni fériale
ni astrale ! n'est
la brume qu'exhale
ce nocturne effet.

Néanmoins ils restent,
— Sicile, Allemagne,
dans ce brouillard triste
et blêmi, justement !

Sur la fin, y’a quand même la boniche (sic) qui fait tâche avec ses latrines.
Qu’ils soient des Canaries ou d’ailleurs, chez les marchands de sommeil, le côté «donneuse» et dame-pipi qui passe essuyer après
[...] prévenu son maître, ressort vite. En même temps, d’Uga ou d’ailleurs, c’est leur quotidien.
Pierre

dimanche 24 janvier 2016

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs



Dans Hamlet par exemple, ce n'est pas le spectre de Hamlet (père) qui parle : c'est Shakespeare. 
Dans Madame Bovary par exemple, ce n'est pas Emma Bovary qui parle : c'est Gustave Flaubert. 
Dans Délire I Vierge folle, l'époux infernal c'est un peu plus compliqué mais en fin de compte c'est simple : il y a une seule voix. Celle d'Arthur Rimbaud. 

Les morts ne parlent pas. 

Les gifs n'ont pas de son. Je trouve que si. 

Le lecteur doit se familiariser avec le "tu" dans On ne meurt pas de chagrin. 

Zola aux outrages et On ne meurt pas de chagrin !? je suis un lecteur grotesque et loufoque : pourquoi bannir les idées grotesques et loufoques ? (elles existent). 

“Platebandes d'amaranthes jusqu'à
L'agréable palais de Jupiter.
 — Je sais que c'est Toi, qui, dans ces lieux, P[ère,]
Mêles ton Bleu presque de Sahara !”
A.R

vendredi 22 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs




Le lecteur curieux connaît la relation par Ernest Delahaye de la dernière altercation conjugale des époux Rimbaud : c'est la scène du bassin d'argent.
Il y a mêmement dans On ne meurt pas de chagrin une ultime altercation conjugale : c'est la scène hitchcockienne de la 404 noire.
Les deux scènes ont ça de commun qu'elles sont vues par des enfants (six ans pour Rimbaud, un peu plus pour le narrateur sans qualités) et racontées plus tard. Intéressant non ?

Dans le monde d'avant (qui n'existe pas) j'ai vu au Musée d'art moderne (à Chaillot) une exposition Alberto Giacometti. La photo d'aujourd'hui c'est pour ça : — En rapport à la taille du livre. Regardez bien la taille extravagante du livre.

On ne meurt pas de chagrin sera-t-il adapté au cinéma ?


jeudi 21 janvier 2016

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs




Pour le lecteur un peu bizarre qui dans le monde d'avant (qui n'existe pas) pratiquait aussi bien « Le Brady » que le « Déjazet », On ne meurt pas de chagrin est aussi une histoire de zombie. 

On ne meurt pas de chagrin est aussi un essai sur l'amitié.
Sur l'impossibilité de l'amitié.
Le blog permet l'amitié ; c'est en ce sens que le blog est une des formes la plus exquise de l'inconfort de vivre. 

«Ton absence t'a remplacé.» Le commentateur doit dire sur quelle phrase il s'est arrêté. 

Le lecteur pense qu'il est possible à partir d'un livre (pas n'importe quel livre) de déboucher aux confins de l'univers (à écrire et à supprimer : confins de l'univers n'est pas satisfaisant). 

Dans un ordre parfait du monde, à la fin de sa lecture, le lecteur s'évapore.


dimanche 17 janvier 2016

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs




On ne meurt pas de chagrin est un essai sur la nudité.

La dernière scène du dernier acte de On ne meurt pas de chagrin est à part. L'intertextualité est jouissive : jouons la scène II de l'acte I de la Tragédie de Hamlet. 

On ne meurt pas de chagrin, malheureusement.
Dans un monde parfait, à la suite d'un chagrin, nous nous évaporerions sur le champs.

On meurt de chagrin mais très lentement.

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs



Le lecteur fidèle ne peux pas lire On ne meurt pas de chagrin  et passer à autre chose. Le lecteur fidèle s'arrête un moment.

Le lecteur commente On ne meurt pas de chagrin. Si le lecteur ne commente pas On ne meurt pas de chagrin il doit dire pourquoi il ne commente pas.

On ne meurt pas de chagrin est une autobiographie fictive (dans l'ordre mortel du monde il ne peut pas en être autrement).

S'initier nu au surf, réduit la période d'apprentissage. Pareil pour la philosophie.

Les commentaires sur On ne meurt pas de chagrin ont plus de valeur que On ne meurt pas de chagrin. Ils sont la philosophie de On ne meurt pas de chagrin. La philosophie, ainsi comprise, englobe On ne meurt pas de chagrin. On ne meurt pas de chagrin ne pourra pas se passer de la philosophie. La philosophie pourra se passer de On ne meurt pas de chagrin.


mercredi 6 janvier 2016

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs


Je suis entrain de lire On ne meurt pas de chagrin : voilà ma sensation : le détachement, le fait brut, la retenue, la distance : le lecteur soulève le livre.
Les pages sont fines, légères (je parle du papier le papier est fin et léger).
Toi, tu, Toi, Tu, toi, tu.
Dans Hamlet : tous des comédiens.
Le père, le fils et le spectre, le fantôme. Le fantôme flotte   je l'ai déjà dit : les feuilles sont fines, légères.
Il y a un personnage comme dans le Voyage, il y a.
J'en suis deux ou trois pages après l'oiseau mortellement blessé ; tôt ce matin je salue l'oiseau   mortellement blessé et la forme détachée, le fait brut, la retenue, la distance : j'aime sentir le poids de l'auteur  qu'accessoirement je n'ai jamais rencontré.
Tôt ce matin : je suis le seul lecteur, commentateur, in progress de : On ne meurt pas de chagrin.