mardi 26 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs

















Lui, il remplit le lave-vaisselle. Elle, elle consulte son Galaxy Tab A avec S Pen.

Lui : — Mes commentaires de On ne meurt pas de chagrin sont bien meilleurs que l'article de Jérôme Garcin. Je vais écrire ça sur mon blog.

Elle : — Tu ne peux pas dire ça. Ça ne se fait pas.

(Silence)

Elle : — Il est comment l'article ?

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lundi 25 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs


Chère Fany, je ne suis pas à table : je suis en cuisine sous les ordres de la chef. Puis, je sers.

Le BRAM c'est le Bureau des recherches sur l'amour et le merveilleux.

Ce que dit le BRAM à propos de On ne meurt pas de chagrin.

Cher Schiffter,
J'achève la lecture de votre livre.
Ce cœur mis à nu est-il votre «magnum opus»? 
En tout cas, vous y transmuez parfaitement — avec virtuosité, poésie, caractère et élégance — le plomb — qui n'a pas épargné votre vie… — en œuvre d'art.
Puisse l'été de votre amour — que je vois comme votre pierre philosophale — ne finir jamais. 
À vous,
R.C. Vaudey

Entends comme brame est un poème d'Arthur Rimbaud.
Entends comme brame...  
Entends comme brame
près des acacias
en avril la rame
viride du pois !

Dans sa vapeur nette,
vers Phœbé ! tu vois
s'agiter la tête
de saints d'autrefois...

Loin des claires meules
des caps, des beaux toits,
ces chers Anciens veulent
ce philtre sournois...

Or ni fériale
ni astrale ! n'est
la brume qu'exhale
ce nocturne effet.

Néanmoins ils restent,
— Sicile, Allemagne,
dans ce brouillard triste
et blêmi, justement !

Sur la fin, y’a quand même la boniche (sic) qui fait tâche avec ses latrines.
Qu’ils soient des Canaries ou d’ailleurs, chez les marchands de sommeil, le côté «donneuse» et dame-pipi qui passe essuyer après
[...] prévenu son maître, ressort vite. En même temps, d’Uga ou d’ailleurs, c’est leur quotidien.
Pierre

dimanche 24 janvier 2016

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs



Dans Hamlet par exemple, ce n'est pas le spectre de Hamlet (père) qui parle : c'est Shakespeare. 
Dans Madame Bovary par exemple, ce n'est pas Emma Bovary qui parle : c'est Gustave Flaubert. 
Dans Délire I Vierge folle, l'époux infernal c'est un peu plus compliqué mais en fin de compte c'est simple : il y a une seule voix. Celle d'Arthur Rimbaud. 

Les morts ne parlent pas. 

Les gifs n'ont pas de son. Je trouve que si. 

Le lecteur doit se familiariser avec le "tu" dans On ne meurt pas de chagrin. 

Zola aux outrages et On ne meurt pas de chagrin !? je suis un lecteur grotesque et loufoque : pourquoi bannir les idées grotesques et loufoques ? (elles existent). 

“Platebandes d'amaranthes jusqu'à
L'agréable palais de Jupiter.
 — Je sais que c'est Toi, qui, dans ces lieux, P[ère,]
Mêles ton Bleu presque de Sahara !”
A.R

vendredi 22 janvier 2016


De l'utilité de créer des personnages presque fictifs




Le lecteur curieux connaît la relation par Ernest Delahaye de la dernière altercation conjugale des époux Rimbaud : c'est la scène du bassin d'argent.
Il y a mêmement dans On ne meurt pas de chagrin une ultime altercation conjugale : c'est la scène hitchcockienne de la 404 noire.
Les deux scènes ont ça de commun qu'elles sont vues par des enfants (six ans pour Rimbaud, un peu plus pour le narrateur sans qualités) et racontées plus tard. Intéressant non ?

Dans le monde d'avant (qui n'existe pas) j'ai vu au Musée d'art moderne (à Chaillot) une exposition Alberto Giacometti. La photo d'aujourd'hui c'est pour ça : — En rapport à la taille du livre. Regardez bien la taille extravagante du livre.

On ne meurt pas de chagrin sera-t-il adapté au cinéma ?


jeudi 21 janvier 2016

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs




Pour le lecteur un peu bizarre qui dans le monde d'avant (qui n'existe pas) pratiquait aussi bien « Le Brady » que le « Déjazet », On ne meurt pas de chagrin est aussi une histoire de zombie. 

On ne meurt pas de chagrin est aussi un essai sur l'amitié.
Sur l'impossibilité de l'amitié.
Le blog permet l'amitié ; c'est en ce sens que le blog est une des formes la plus exquise de l'inconfort de vivre. 

«Ton absence t'a remplacé.» Le commentateur doit dire sur quelle phrase il s'est arrêté. 

Le lecteur pense qu'il est possible à partir d'un livre (pas n'importe quel livre) de déboucher aux confins de l'univers (à écrire et à supprimer : confins de l'univers n'est pas satisfaisant). 

Dans un ordre parfait du monde, à la fin de sa lecture, le lecteur s'évapore.