mardi 24 juillet 2012

Un été dramatique — 17

Ma femme a laissé traîner son magazine Elle sur le rebord du fenestron de la salle de bain. J'ai lu l'article  « La pipe, ciment du couple ».

Ma femme a laissé traîner un livre de poche Rivage sur la première marche de l'escalier. Il s'agit des lettres de James Joyce à sa femme Nora. Nous en avons parlé et nous en reparlons.

Ma femme a laissé traîner le dernier livre de Nancy Huston sur l'un des deux gros radiateurs en fonte de la cuisine. Dans la première phrase, le masculin regarde le féminin et il y a le mot « paradigme ».

Aussi fantastique que cela puisse paraître tout tous ces événements sont réels et se sont déroulés ces derniers jours, parmi d'autres événements réels et tout aussi fantastiques.

5 commentaires:

  1. La femme laisse trainer des livres.
    L'homme, des chaussettes.


    ('tous ces événements', un 's' à 'tous')

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  2. Ce sont là des événements estivaux et dramatiques. Rien de grave.

    Dr Schiffter

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  3. Réponses
    1. Allégeance au personnage principal de l'Orée.

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[La grand’salle du château.]

Entrent Hamlet et plusieurs Comédiens.

HAMLET
Dites, je vous prie, cette tirade comme je l’ai prononcée devant vous, couramment ; mais si vous la braillez, comme font beaucoup de nos acteurs, j’aimerais autant faire dire mes vers par le crieur de la ville. Ne sciez pas trop l’air ainsi, avec votre bras ; mais usez de tout sobrement ; car, au milieu même du torrent, de la tempête, et, je pourrais dire, du tourbillon de la passion, vous devez avoir et conserver une modération qui lui donne de l’harmonie.