vendredi 22 juillet 2011

Roman — 12

Alfonso Ritz rencontre Consuela en bord de mer
Michèle Sylvander, Mirages



















Le bâtiment des objets trouvés à Paris. Un endroit curieux, utile avec une âme ou quelque chose comme ça. J'y suis allé une seule fois. Un livre perdu dans le métro, un livre de poche : Kafka, Journal. Mais annoté, gribouillé. Je sais très bien que c’est pas là que je vais le trouver mon bouquin. Il y a des parapluies, des sacs, tout ça bien rangé. 
En ce qui concerne mon livre on me dit : mais Monsieur, on ne garde que les objets de valeur. 

jeudi 21 juillet 2011

Roman — 11


















Maître- nageur sauveteur c’est très important. En 1984, je coule. Quelqu’un me dit : pourquoi pas Maître-nageur. Je m’inscris au cours, je vais sous l’eau, je plonge, je fais de l’apnée, je vomis. Il y a des leçons théoriques sur la pédagogie natatoire, du secourisme, des bouteilles d’oxygène, des mannequins sans bras ni jambes très pâles, mes frères ! Moi aussi je suis sans bras ni jambes très pâle. Je fais le bouche à bouche aux mannequins, j’insuffle de l’air, j’agonise avec eux, c’est plutôt eux qui me réaniment.
Je suis très fier de mon diplôme de Maître-nageur Sauveteur. Après je donne toutes sortes de leçons dans toutes sortes de piscines. Laëtitia, je lui apprend à nager aux Halles, elle m’envoie toujours une petite carte pour le Nouvel An.
Les piscines m’ont sauvé.  

Journal — 7

Je ne sais pas si Gus a une maman mais je veux lui dire que ce n'est pas honteux d'appeler sa maman dans le noir. Cela participe de notre condition assez tragique tout de même.
Notre solitude peut être grande. Ce n'est pas si fréquent la compagnie de quelqu'un qui écrit des livres et qui poursuit la conversation sur son blogue entre toi et moi, comme il dit.
Donc Gus je vous le dis sans modération : nous sommes tous, qu'on le veuille ou non, des vieux enfants.
Je ne sais pas si Gus a une maman mais je veux lui dire qu'à presque 51 ans il m'arrive d'appeler maman dans le noir.
A ces heures creuses ce n'est pas si fréquent d'avoir la compagnie de quelqu'un qui écrit des livres et qui poursuit la conversation sur son blogue, entre toi et moi, comme il dit.

jeudi 14 juillet 2011

Citation — 1

                                         *****

« Il a toujours dit du mal des endroits où il résidait, sa ville natale, Aden, Bruxelles ou Harrar en Ethiopie. Le seul endroit qui ait trouvé grâce à ses yeux c'est Zanzibar...  où il n'a jamais mis les pieds ».

Correspondance — 3

mercredi 13 juillet 2011

Théâtre — 2

« Horror ! Horror ! Horror ! »
 














Macbeth : 

La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien

Roman — 9

 "Moi, je n’ai dessiné que le paysage"
  La virgule blanche de la Villa Malaparte.


















Cinéma — 2

















                                      
Flache : Oeil d’eau morne où il est quand même possible de trouver des petits poissons.
   

vendredi 8 juillet 2011

Histoire — 1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Michel Dancoisne-Martineau a dit…
Ce qui serait formidable, ce serait que vous fassiez le point sur ce que l'on sait sur cette escale de Rimbaud sur cette île. Ahhh si seulement nous pouvions retrouver le livre des visiteurs de cette période !!!
Alfonso a dit…
Vous parlez de votre île avec ce que j'imagine être l'accent de Sainte-hélène : l'accent lent et mélancolique qui est souvent celui des insulaires. Sachez que je suis un personnage fictif en fuite qui retrouve ici quelque chose de familier. Quant au passage de Rimbaud au large de Sainte-Hélène, vu ma situation, nous verrons bien...


lundi 4 juillet 2011

Interlude — 1

video

Roman — 8

Riding a wave.  Pour le Marquis de l'Orée
















V. :
"Au bout des 88 pages de Petite philosophie du surf, j’ai bien été obligée de reconnaître que se lancer la tête la première vers les rouleaux nécessite un minimum d’audace, de courage, d’enthousiasme, une perception de la vie qui n’est pas sans rappeler l’insouciance, mais aussi -et sinon L. serait mort-, une sorte d'humilité face à un élément imprévisible qui ne laisse pas de place à l'arrogance. Et puis, comment ne pas voir ce rapport à l’instant dans ce qu’il a d’unique et surtout, une fois la vague épousée, une jouissance extemporanée indissociable des notions de risque vital et d’impermanence. Et puis l'éternel recommencement, vain et illusoire, en quête d’une meilleure vague qui ne sera jamais ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.
En refermant ce livre, j’avais appris à regarder autrement le « paysage » de Turner (part 1), je connaissais le processus mystique des indigènes allant au devant de la vague (part 3) et enfin, L. le surfeur (part 4) avait fini par muter en une sorte de héros, léger, intelligent et élégant. C'était inespéré."

"Bah, vous savez à mon âge, on aime son petit confort. Les grands durs qui prêchent la transparence, bof. Je préfère les petits ronds dans l'eau trouble des piscines." 


"Le robot d'Alfonso est muni d'un appareil photographique qui sélectionne et capture les silhouettes féminines les plus gracieuses, à votre goût, et cela, qu'elles soient allongées sur des transats, assises au bord du bassin ou carrément en train de nager. Il lui arrive de photographier aussi le voilier qu'un petit garçon a oublié au Jardin du Luxembourg et qui a longuement dérivé jusqu'aux Canaries."



vendredi 1 juillet 2011

Cinéma — 1













Marceau : J'ai toujours rêvé d'être domestique. 
Robert, marquis de la Chesnaye : Quelle drôle d'idée! Pourquoi ça ? 
Marceau : A cause du costume ! Avoir un habit, c'est mon rêve !