vendredi 10 juin 2011

Journal d’Alfonso — 4

















Je pensais que c’était un robot ce n’était qu’une magnifique jeune femme (à écrire à la manière des bougainvillées de Tenerife du Doctor S).   

Comment tout cela a t-il commencé ?
Je tombe sur La Main de Singe et un commentaire de delorée. Je vais donc chez delorée pour me retrouver chez vous. Je lis Philosophie Sentimentale. Je retourne chez vous et là je rencontre un robot et l'autre Alfonso. Ca a commencé comme ça.

De loin, je pense que c’est un modèle de robot que je ne connais pas. En se rapprochant, il s’avère qu’en guise de robot ce n’est qu’une magnifique jeune fille. Elle vient pour l’annonce : Monsieur Vasquez recrute une femme de...

dimanche 5 juin 2011

Journal d’Alfonso — 3






















* Dans le journal Le Monde de ce dimanche orageux j'ai lu, en cachette, l'article du philosophe Michel Onfray sur les erreurs, les dérives, les folies du soi-disant intellectuel engagé : Sartre.
* Quelques feuilles plus loin dans le même journal et toujours en cachette j'ai vu une annonce, une sorte de publicité, pour un débat-rencontre à Paris entre Philippe Sollers et Clément Rosset autour de Nietzsche.
* J’y serai ? Avec Corinne ?
* Mon bon Directeur Vasquez m'interdit la lecture pendant mes heures de travail et me déconseille la lecture à la maison. N'empêche ce qui m'a le plus intéressé cet après-midi c'est la lecture du manuel d'entretien de mon nouveau robot de piscine!

jeudi 2 juin 2011

Le Roman d’Alfonso — 6


















L
a rupture sentimentale d’Alfonso est validée unilatéralement  rue des écoles il y a très longtemps.
Bien des années plus tard le mari de l’ex copine d’Alfonso publie deux romans aux éditions de minuit.
Un soir Madame Minuit dit à Monsieur Minuit pour la énième fois : « Partager la vie d’un écrivain comme toi est impossible. Je me sens épiée. Tu ne veux même pas reconnaitre que les personnages féminins sont entrés dans tes livres quand on s’est rencontrés. Jamais tu ne me dédicaces aucun de tes livres. »
Pour toute réponse monsieur Minuit concède : « Pour l’écriture je dois tout à ma mère. »
Donc : Crise-enfant-séparation-divorce.
Maintenant, Alfonso rêveur éveillé mais néanmoins père de famille responsable, et pas tout à fait par hasard (…) lit les deux romans de monsieur Minuit.
Et dans les personnages féminins Alfonso reconnait beaucoup (…)

mercredi 1 juin 2011

Correspondance — 1

(Brouillon de lettre à FS) :
Je vous regarde m’observer pendant que je travaille au bord de la piscine et tout de suite je me dis que vous n’êtes pas un philosophe comme les autres. Il s’agit de vos circonstances vitales : je les sens immédiatement. Sans avoir rien lu, votre philosophie vivante m’éclabousse.

* Toutes les circonstances vitales ne font pas forcement un bon livre de philosophie mais sans circonstances vitales il manque l’essentiel. Un texte de philosophie vivante ce n’est pas un texte de philosophie mais un texte tout court (ni philosophie, ni littérature, ni roman, ni poésie, ni fiction, ni autofiction, ni polar, ni je ne sais quoi). Un texte, c’est tout.
Pour moi votre blogue applique le programme définit défini dans « Philosophie Sentimentale » : il s’agit de « connaître la part même de son auteur, la circonstance vitale qui l’a généré et où elle s’est développé. »
Ce n’est pas tous les jours qu’un philosophe se met tout nu – enfin tout nu en maillot de bain – Fusse sur un blogue !
Entre la promiscuité d’une université populaire à Caen ou l’isolement avec un Philosophe sans qualité à Biarritz, je choisis l’isolement et donc le blogue.

*Je termine en citant Corinne : « Figurez-vous que j'ai cru un temps que vous et Frédéric ne faisiez qu'un ! »…  Je ne m’