lundi 13 janvier 2014

De l'utilité de créer des personnages presque fictifs — 19

" L'homme parfait est comme mort. Il ignore pourquoi il est ici-bas, et aussi pourquoi il ne serait pas ici-bas. Il ignore pourquoi il bouge, et pourquoi il ne bougerait pas. Sous le regard des autres, il ne change pas ses comportements extérieurs. Il ne change pas davantage ses comportements quand il est à l'abri des autres. Solitaire, il va et il vient. Solitaire, il sort et il rentre. 
Qui peut s'opposer à lui ? " 

(Un Chinois)

4 commentaires:

  1. Réponses
    1. Si, chère k.role, il est partout, nous sommes tous parfaitement ce que nous sommes.

      Si c'est "parfait" dans le sens "conforme à une image préétablie de ce que serait la perfection", alors je ne suis pas en accord avec le Chinois. Si c'est "parfait" dans le sens "parfaitement ce qu'on est" même dans nos imperfections, alors je fais miens ces mots du Chinois.

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  2. CQFD ... Nous y sommes, c'est déjà demain. Je pensais que nous avions encore un peu de temps, mais non. L'homme nouveau est arrivé, avec son cerveau anesthésié, il est prêt pour se fondre joyeusement au "meilleur des mondes" qu'ils nous ont programmé.

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[La grand’salle du château.]

Entrent Hamlet et plusieurs Comédiens.

HAMLET
Dites, je vous prie, cette tirade comme je l’ai prononcée devant vous, couramment ; mais si vous la braillez, comme font beaucoup de nos acteurs, j’aimerais autant faire dire mes vers par le crieur de la ville. Ne sciez pas trop l’air ainsi, avec votre bras ; mais usez de tout sobrement ; car, au milieu même du torrent, de la tempête, et, je pourrais dire, du tourbillon de la passion, vous devez avoir et conserver une modération qui lui donne de l’harmonie.