"Au bout des 88 pages de Petite philosophie du surf, j’ai bien été obligée de reconnaître que se lancer la tête la première vers les rouleaux nécessite un minimum d’audace, de courage, d’enthousiasme, une perception de la vie qui n’est pas sans rappeler l’insouciance, mais aussi -et sinon L. serait mort-, une sorte d'humilité face à un élément imprévisible qui ne laisse pas de place à l'arrogance. Et puis, comment ne pas voir ce rapport à l’instant dans ce qu’il a d’unique et surtout, une fois la vague épousée, une jouissance extemporanée indissociable des notions de risque vital et d’impermanence. Et puis l'éternel recommencement, vain et illusoire, en quête d’une meilleure vague qui ne sera jamais ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.
En refermant ce livre, j’avais appris à regarder autrement le « paysage » de Turner (part 1), je connaissais le processus mystique des indigènes allant au devant de la vague (part 3) et enfin, L. le surfeur (part 4) avait fini par muter en une sorte de héros, léger, intelligent et élégant. C'était inespéré."
"Bah, vous savez à mon âge, on aime son petit confort. Les grands durs qui prêchent la transparence, bof. Je préfère les petits ronds dans l'eau trouble des piscines."
"Le robot d'Alfonso est muni d'un appareil photographique qui sélectionne et capture les silhouettes féminines les plus gracieuses, à votre goût, et cela, qu'elles soient allongées sur des transats, assises au bord du bassin ou carrément en train de nager. Il lui arrive de photographier aussi le voilier qu'un petit garçon a oublié au Jardin du Luxembourg et qui a longuement dérivé jusqu'aux Canaries."