dimanche 8 mai 2016


Catastromphe




Ce petit film est un petit signe à Opuscule navrant. Le dernier qui s'en va éteint la lumière de Paul Jorion me tient compagnie aussi : Paul Jorion traducteur de Shakespeare à la page 189 : un grand moment. Je souhaite que tous les blogs qui se trouvent dans la colonne de droite de La Plantación intègrent le petit film dans leurs pages : mais si personne n'intègre ce petit film dans ses pages ce n'est pas grave : n'empêche que global blog est peut-être un truc pas trop mal. Frères humains (et tout ce qui respire et tout ce qui ne respire pas) nous sommes liés. Même des fois pendant quelques secondes nous sommes un seul. 

"La vie n'est qu'une ombre ambulante 
Un pauvre acteur qui cabotine et s'agite 
Durant son heure de scène 
Et dont on n'entend ensuite plus parler. 
Il s'agit d'un conte raconté par un idiot 
Rempli de vacarme et de fureur, 
Ne signifiant rien." 
(Shakespeare, acte 5, scène 5, traduction de Paul Jorion)

3 commentaires:

  1. Ce n'est pas Shakespeare qui pense cela, c'est Macbeth (le tyran). Et puis, je ne crois pas que l'on puisse lutter contre le totalitarisme du village global qui se nourrit de l'anonymat et de la dépersonnalisation en disant : "peu importe qui je suis"....

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  2. J'ai essayé dans mon petit film de faire un truc sur l'horizontalité : les lignes et les voix je les trouve pas mal (j'aime bien ce petit film et je crois que je vais continuer un peu à faire des trucs comme ça).
    Après avoir fait le petit film j'étais assez excité (j'ai dit autour de moi que j'avais fait quelque chose qui me plait : ça me plait).
    Les lumières des caméras, les lumières de la police, les avions, les camions,...
    Je sais Carole c'est pas une réponse ça.

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  3. Ils sont en train de passer la loi travail en force (49.3)

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[La grand’salle du château.]

Entrent Hamlet et plusieurs Comédiens.

HAMLET
Dites, je vous prie, cette tirade comme je l’ai prononcée devant vous, couramment ; mais si vous la braillez, comme font beaucoup de nos acteurs, j’aimerais autant faire dire mes vers par le crieur de la ville. Ne sciez pas trop l’air ainsi, avec votre bras ; mais usez de tout sobrement ; car, au milieu même du torrent, de la tempête, et, je pourrais dire, du tourbillon de la passion, vous devez avoir et conserver une modération qui lui donne de l’harmonie.