Mais c'est bon !
vendredi 21 janvier 2011
J'ai vu qu'...
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119 commentaires:
[La grand’salle du château.]
Entrent Hamlet et plusieurs Comédiens.
HAMLET
Dites, je vous prie, cette tirade comme je l’ai prononcée devant vous, couramment ; mais si vous la braillez, comme font beaucoup de nos acteurs, j’aimerais autant faire dire mes vers par le crieur de la ville. Ne sciez pas trop l’air ainsi, avec votre bras ; mais usez de tout sobrement ; car, au milieu même du torrent, de la tempête, et, je pourrais dire, du tourbillon de la passion, vous devez avoir et conserver une modération qui lui donne de l’harmonie.
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Tiens, comme je souffrais d'une insomnie matinale, je me suis dit, je vais aller voir chez mon petit Alfonso, celui qui ne me parle plus, (l'ami qui me déteste) des fois qu'il serait réveillé ? Et que lis-je ? Écrire ou ne pas écrire, telle serait la question que l'on se pose parfois à plus de 3 heures du mat. Ce pourrait être aussi : a quoi bon ?
RépondreSupprimerElly
À quoi bon ? se demande Elly.
SupprimerPeut-être qu'écrire ralentit le processus d'étiolement de l'être. Ou accélère le processus d'étiolement de l'être.
Je ne sais pas.
Pour moi aussi, le réel n'est pas très tendre en ce moment.
SupprimerJ'ai rendez-vous avec Madame Cœur à 14h.
SupprimerAlors ? Mme Coeur avait-elle le coeur sur la main ? A-t-elle été gentille avec petit-Alf ?
SupprimerLe compte-joint va s'éteindre pas si doucement que ça : deux petits comptes séparés.
SupprimerHector n'était pas là dans la première heure du matin.
SupprimerMa cafetière électrique sait bien des histoires. Elle est toujours là.
Je suis sûr que Madame Cœur m'aime bien.
les libellules (écrites il y a quelques années) de ce post résument bien la situation d'Elly et Alf.
Ce matin, j'étais là, je travaillais. Mais cela ne m'empêchait pas d'avoir une pensée pour Alf.
SupprimerÉcrire pour (sur)vivre ou (sur)mourir tout contre le réel.
Hier, beau-papa a fait un malaise à cause de son coeur. Samu, pompiers. Belle-maman était dans tous ses états.
SupprimerHeureusement que la calme Elly était là. Même si elle aurait voulu être ailleurs. Overdose de réel.
A la maison d'Elly tous comptent sur Elly. Elly est si forte. Elly sait toujours ce qu'il faut faire. Elly est là. Ah, si Elly était là ! Où est Elly ? Mon dieu, si Elly était là. Comment ferait-on si Elly n'était pas là. A quelle heure arrive Elly ?
SupprimerElly n'est pas forte. Elly est fatiguée. Elly veut démissionner.
SupprimerElly va reprendre un verre de vodka citron. (il faut un truc euthanasiant pour tenir) Elly aussi a mal au coeur. (demain, ça ira mieux)
Peut-être à tout à l'heure viride à la machine à café. Alf y sera, comme d'hab.
SupprimerAlf réalise : il n'y a plus de café : Alf a oublié l'autre jour au Leclerc de Champ fleuri de prendre du café.
SupprimerEst-ce à cause d'Edith en habit d'hôtesse de caisse, si grande dans l'allée centrale, se dirigeant vers sa caisse et souhaitant à Alf (qu'elle n'a pas appelé Alf, mais par un autre prénom) une merveilleuse année ? Est-ce à cause d'Edith qu'Alf a oublié d'acheter du café ?
Qu'en sais-je ? Seul Alf (qui ne s'appelait pas Alf ce jour là) peut le savoir.
SupprimerQuand on n'a plus de café, on boit du thé noir, et à défaut du thé vert.
Hector s'installe à l'instant sur le lit-bateau. Alf s'est rabattu sur un cappuccino avec un morceau de chocolat noir. Alf a vu dans le placard le thé vert.
SupprimerUn cappucino est un bon substitut pour palier le manque.
SupprimerJ'ai lu et apprécié le texte du Marquis impensable de l'orée sur l'érotisme : je l'ai apprécié parce que je l'ai lu (à tort) comme si ce texte ne s'adressait qu'à moi ou à moi.
SupprimerJ'ai laissé un commentaire, un copié/collé.
Carole est incroyable (cette fatalité de destruction, création, re-destruction,etc). Il est évidemment possible de tomber amoureux d'un film, d'un livre. Alors pourquoi pas d'une rencontre presque fictive ?
Comment va Stéphane ?
Souffre-t-il autant que moi ?
Le musique du bal a changé.
Je t'empêche de travailler ?
Lola veut-elle aller à l'école ?
Ici Nina (toujours une histoire de règles peut-être trop douloureuses ou qui "l'inquiètent") n'a pas repris le chemin du collège.
Il n'y a pas de substitut à Elly.
SupprimerLe manque est ma condition.
Le creux.
Tu en poses des questions !
SupprimerA Carole, j'aurais répondu comme toi.
Je n'ai toujours aucune nouvelle de Stéphane, je réfléchis à ce que je pourrais lui écrire bientôt. Son silence me fait de la peine.
La musique du bal a changé parce qu'elle n'existe plus sur youtube.
Si tu m'empêches de travailler ? Énormément.
Ma Lô est retournée à l'école, pour le moment.
Pauvre Nina, elle n'a pas fini de souffrir dans son devenir femme.
Oh, si ! Il y a plein de substitut à Elly.
SupprimerQu'as-tu laissé au Marquis amoureux même dans la frustration ?
Tu pourrais commencer ta lettre à Stéphane comme ça :
SupprimerCher Stéphane,
Ton silence est long, et pourquoi ce silence ?
Des substituts à Elly ?
SupprimerOui. Des substituts.
Au Marquis ?
Du rêve, de la pierre, du minéral.
Des sphères de métal.
Ne t'en fait pas je ne lui pas dit qu'Elly et Alf ont fait l'amour, tout le temps.
"Ton silence est long, etc.", ce sont tes expressions. Je commencerai par "Cher Stéphane".
SupprimerHeureusement que tu ne dévoiles rien de nos scènes intimes. Cependant, mon petit-Alf, je te surveille. De loin, mais je te surveille de près.
SupprimerJe suis réveillé.
RépondreSupprimerJ'aime l'endroit où vous avez écrit le commentaire qui ne peut pas dormir.
Je vous parlerai toujours.
Ce matin (11 novembre) avant une réunion plénière je vais partager un petit déjeuner : je n'aime pas.
J'ai vu des trucs vus par Franz Mark là tout à l'heure.
Je ne sais pas pourquoi je n'aime pas les commentaires de Stephane : j'aime bien les commentaires de Kwartiko (je ne sais pas comment ce nom s'écrit exactement ) et d'Axel bien sûr. J'aime pas les commentaires de Christine Saint-Jour (pareil que pour l'écriture exacte de Kwarkito)
Je lis vos textes (aussi chez Carole) le dernier commentaire sur le capitalisme et la déshumanisation je l'ai lu : je l'ai bien lu.
Je crois que je viendrai là pour vous dire des trucs.
L'idée est parfaite (l'idée de laisser des commentaires loin derrière) je crois que je vais faire pareil chez vous.
Un mug de café (pas terrible) encore.
Le chat a encore renversé les pièces du jeu d'échecs.
Vous savez quoi, Olivier ? Vous devriez redevenir Alf, ou Alfonso.
SupprimerPeut-être alors pourriez-vous, à nouveau, dire des trucs à Elly. Pas à Christine. A Elly.
Olivier et Christine pourraient alors s'oublier. Alf et Elly calmeraient l'ouragan.
Si vous portez des jugements sur les commentaires qui s'égarent par chez moi, que penser des mes commentaires qui (s') échouent chez d'autres ?
RépondreSupprimerSouvent j'écris sans réfléchir, il ne faut pas faire attention.
Là, je lisais un article critique sur l'idéologie de l'évaluation et mon café est froid. Je vais m'en préparer un autre, il va m'en falloir pour tenir la journée, surtout qu'elle sera épuisante.
Les chats sont vraiment indisciplinés, je les aime bien pour cela et à propos de jeu d'échecs, voilà un siècle que je n'y joue plus. Surtout aux échecs chinois.
L'autre jour j'ai ressorti le livre de Conrad qui n'était pas très loin : maintenant il est là (à quelques centimètres de Mon œil droit).
RépondreSupprimerJe me suis demandé si vous citiez ce texte qui remonte le fleuve aussi à cause du film de Coppola (je ne crois pas que cela soit vraiment un film de guerre).
Je lis des nouvelles et des entretiens d'écrivains classés ou auto-classés en SF (disons ce qui se publiait de 1975 à 1989 en France).
Le marquis a raison : le déconnant c'est parfait.
C'est l'heure de se préparer : l'horreur.
Le marquis, qui a toujours le mot pour rire, m'envoie son rhinocéros. Il m'apporte quelques tranquillisants. Mais j'ai peur que ce ne soit pas suffisant. Demain, j'irai voir mon médecin. Je renouvellerai mon stock. Les temps sont durs et quelques anesthésiants aident à les traverser.
SupprimerM'attendriez-vous Alf, demain matin, un peu après minuit, près de la machine à café ?
Personnellement, je ne sais pas si j'aurais envie de relire Conrad, enfin celui qui a été cité. Je ne pensais pas à Coppola par ailleurs. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à la guerre, ça m'angoisse.
RépondreSupprimerSauf Edgar Poe et surtout les récits fantastiques de Théophile Gauthier, je n'aime pas la SF.
Vous savez quoi ? Je soupçonne que votre culture littéraire et cinématographique est bien plus vaste que la mienne, mais vous préférez déconner.
Également, je me prépare, alors qu'à cette heure ci, je dormirai bien. à+ cher Alfonso
Dans l'édition DVD il y a une longue scène coupée au montage : des français dans la forêt au bord du fleuve avec le bruit et l'odeur des bombes dans le lointain : leur monde s'effondre (pour vous donner une idée c'est exactement le passage africain du Voyage a.b.d.l.n ou bien Coup de torchon)
RépondreSupprimerC'est une maison dans un vieux village : une vieille maison solide entourée de vieilles maisons en ruine, protégée par des pans de mur et des escaliers extérieurs qui ne mènent plus nul part.
Un ami habite là.
De temps en temps assis dans la grande pièce du bas nous entendons des pierres tomber.
Il y a le bruit du vent, de la pluie, et le bruit des vielles pierres qui tombe.
Nous mangeons très tard en bas, nous parlons : beaucoup de déconnant : et hop un peu de sérieux.
Le jardin du consul dans under the volcano.
Hier les diapos défilées : premier, premier, deux chiffres, plus que la visée, premier, N-1 plus, marge ++.
Elly les diapos défilent je ne pense qu'à notre conversation à l'aube (cette heure indicible, première du matin).
Des excellents résultats donc : mais à la fin le grand manitou fait bien sentir (avec un étrange sourire) que cela ne change rien.
Du déconnant quasiment et dans tous les sens le reste de la journée.
En soirée Game of Throne saison trois avec mon fils (j'ai un fils)
Je suis content de vous connaître (de vous lire) Elly.
Tout à l'heure : longue nage en eau vive.
C'est cela, vous devriez oublier Christine. Heureusement, vous êtes bon nageur, vous ne vous noierez pas.
SupprimerIl y a quelques années, Elly écrivait à peu près la même chose que vous, là haut, mais elle n'utilisait pas le verbe écrire. Elle disait plutôt "Jouer nuit gravement à la santé". Jouer tue, tôt ou tard, hélas. La vie est un jeu de massacre, ou un jeu d'échec. L'amour, quant à elle, n'est pas un jeu d'enfants. Mais on se pique aux jeux de hasard, bien souvent, on mise gros, on y joue notre peau, quitte à perdre quelques plumes.
Beaucoup de fautes (je viens de me relire) : je clique sur publier sans me relire : c'est à cause que je veux concircuiter un truc.
RépondreSupprimerAutant le chut de l'autre jour a été affreusement affreux autant votre : mon petit Alfonso est parfaitement parfait : une belle marque d'affection (ça fait du bien)
RépondreSupprimerJ'aime bien le dernier article du BRAM mais qui sont les dames? qui sont les gentilshommes ?
J'allais vous écrire ailleurs mais mon ordinateur déconne souvent et j'ai perdu le commentaire.
RépondreSupprimerJe disais : Mon petit Alfonso, je vous ai toujours apprécié.
Et bla bla bla
je n'ai plus le temps à la correspondance, je dois partir, mais j'aimerais savoir, quel est cet article du BRAM ? Où est-il ?
Le Bureau des Recherches sur l'Amour et le Merveilleux : c'est la bannière colorée orange : la dernière tout en bas : à la Plantacion.
RépondreSupprimerJe me demande si c'est pas un peu le jardin persan cet espace commentaire : c'est un peu comme ça que j'imagine l'endroit.
Un jardin persan se trouverait à Ispahan. J'imagine des orangers, - Ah, le parfum des orangers !- mais je ne sais pas en fait ce qu'il y aurait. De belles plantes pour se cacher des regards perçants, sans doute. Ce soir, je rêverais bien d'un jardin persan, où se reposer, et avec de hautes herbes, des graminées. Avez-vous une idée des plantes à inviter ?
RépondreSupprimerAutrement, cela faisait longtemps que je n'avais été au BRAM. J'aime bien en effet. J'avais un peu oublié le blog, j'y reviendrai. Des dames et des hommes ? Qui sont-ils ? Je ne sais pas, et vous ?
Il y a presque 20 ans que j'ai lu Heart of darkness, quand j'étais étudiante en langue, littératures et civilisation anglaise. Cela me parait bien loin maintenant. J'avais bien aimé Seize the day.
Vous êtes bien sympathique, Alf, un peu beaucoup fou, mais sympathique. A bientôt
Je corrige, ça fait un peu plus de 20 ans. Comme le temps passe vite, c'est horrible..
RépondreSupprimerelly
RépondreSupprimerLamartine avec son lac nous prend vraiment pour des nigauds : qui peut croire à une histoire pareille : le lac gardera pour toujours for ever (ce sont des mots d'enfants) nos chers moments. Et pourtant il faut peut-être y croire : Elly le vent cette nuit est tellement et dans tous les sens excessif ici. Le bruit des trains de fret ricoche sur le grand mur du fond de la cour d'honneur.
Il faudrait que j'appelle mon ami Christian je suis sûr qu'il ne dort pas mais 03:38 : je ne vais pas le faire.
J'ai des images Elly : du blanc et du orange : je ferai peut-être un truc avec ça : c'est bien peu.
Le gif ça fait penser au temps : votre effondrement, mon effondrement, tous les effondrements sont là : les effondrements nous disent quelque chose (sur notre assez peu confortable condition)
Hier après-midi il fallait déplacer un arbre : il n'avait pas de racines.
Un arbre sans racines ça n'existe pas.
C'est vrai. La racine était invisible : elle plonge dans la terre exactement dans le prolongement du tronc : il paraît que cela est rare.
Le vent est excessif
L'arbre déplacé : c'est dur aussi pour lui.
À bientôt Elly.
Comment te dire mon Alf que tu es devenu, depuis cette heure indicible, bien plus qu'un préféré. Il n'y a pas de préféré, il n'y a que Alf. Belle nuit et ne te lève pas trop tôt. Il faut dormir assez (ne pas faire comme Elly qui veille tard, qui se lève tôt et qui somnole ensuite sur ces lectures)
RépondreSupprimerMa fiancée a un cœur de pierre : Adorable fiancée ce n'était pas de la titillation hier : tu étais froide comme une statue de pierre, exprès.
SupprimerAlfonso te parle : explosion : Elly répond : modération. Une affreuse modération, Une explosion séminale.
Alf s'emballe, c'est vrai. Christine rarement : Elly ce matin là : comme Alf te sentait loin. Moi je m'emballais et toi tu raisonnais.
Je relis en boucle, Elly. Et quand je ne relis pas : je relis d'une autre façon. Je suis un amoureux : élan, grâce, lumière, joie : j'ai navigué dans le jour hier comme un amoureux. J'ai attrapé cette maladie. Je le sais : j'en porte les symptômes.
RépondreSupprimerJe te parlerai toujours.
SupprimerJe te relis en boucle Elly et quand Alf ne te relis pas : il te relis d'une autre façon. Les feuilles sont là : les e-mails, les messages d'Elly et Alf flottent autour du petit lit bateau.
RépondreSupprimerLes pages non agraphées, dispersées, et maintenant emmêlées : ne sont-elles pas, nos pages imprimées : mon bruit de fond.
J'ai mélangé nos écritures hier en fin d'après-midi : j'ai mélangé rien du tout, tout s'est emmêlé comme ça, tout seul : bruit de fond sur bruit de fond : des couches se sont formés : j'aime la musique avec du bruit autour : il faut écrire comme ça.
Zydeco donc : hier les écritures d'Elly et Alf se sont mélangés avec le Zydeco de Clifton Chenier : tu étais là Elly, Clifton Chenier était là : comme nous étions beaux, nos danses se parlaient.
Elly tu es une part prépondérante de mon bruit de fond : je n'écoute bien la musique que si il y a du bruit autour (des avions, des oiseaux, des voix, des chiens, d'autres musiques, des rires, les bruits sont infinis : il y en a toujours un).
Elly, tu es mon bruit de fond principal.
Quand tu écris comme ça, Elly ne résiste pas.
SupprimerJ'ai envie de dire : Alf est fait pour Elly.
Elly dit : « Alf est fait pour Elly.»
SupprimerEt maintenant Elly et Alf ne se parlent plus.
Et maintenant Elly et Alf se parlent toujours.
SupprimerAlf écrit n'importe où, il faut écrire de n'importe où : ascenseur, cuisine, voiture, rues, lacs et forêts, etc.
RépondreSupprimerIci c'est un peu trop blanc : trop blanc pour déjà 05:00 : je n'ai rien dit : l'espace commentaire ici, le petit rectangle, c'est trop blanc pour cette heure matinale.
As-tu vu ce commentaire ?
RépondreSupprimerQui est "Le narrateur baudelairien" ?
Le narrateur baudelairien, ce sont les voix de Alf et Elly qui s'entremêlent.
SupprimerUn moment, en somme.
RépondreSupprimerUn doux et tendre moment.
Comme la dernière fois ?
On pourrait dire que ça y ressemble.
SupprimerTu aimes, Alf, le poème de la rencontre ? Il devrait mener vers le jardin persan.
SupprimerLe jardin persan s'éloigne.
SupprimerLe poème de la rencontre : où est-il ?
Le poème vit sa vie étrange ailleurs, loin du point du monde.
Peut-être un jour, la rencontre deviendra un poème ?
SupprimerAlf n'est plus là, Alf va partir et Elly va se languir de Alf toute la journée.
RépondreSupprimerEt si les mots s'emmêlent
RépondreSupprimerles pinceaux colorés
il nous reste le noir
le ridicule et le sublime
deux solitudes
sur la peau
::
Et quand les mots s'en mêlent,
trébuchent et ratent
Seul reste le noir,
le ridicule et le sublime
pour enfin, y mettre sa peau.
Le narrateur baudelairien a certainement et dans tous les sens son mot à dire.
Alf est là Elly.
As-tu marché avec Flo, petit-Alf et le bruit-de-fond, hier ?
oh, tu es là, mais ne travailles-tu pas aujourd'hui ?
SupprimerJ'aime la suite du poème.
Hier, oui, nous avons marché durant une heure, en début d'après-midi. Petit-Alf et le bruit-de-fond ne quittaient pas Elly.
« Plus rien à dire» le dernier post de Carole avec le fichier « Spleen » inséré : c'est le commentaire du poème de la rencontre écrit par le narrateur baudelairien.
RépondreSupprimerJ'ai vu. Mais pourquoi Carole a-t-elle posté ce "plus rien à dire" ?
SupprimerJe ne me souvenais pas du "Mais c'est bon !" là haut en dessous d'écrire nuit gravement à la santé. Je viens de le voir ! Il y était ?
RépondreSupprimerIl y était, Elly. Et Alf n'attentait rien.
RépondreSupprimerDonc, cette nuit là, Alf n'attentait rien ?
RépondreSupprimerJe n'attends rien. J'attends Elly.
RépondreSupprimerJe suis chez toi Alf, je vais faire une sieste dans ton lit bateau, je vais aussi écouter le zydeco de Clifton Chenier.
RépondreSupprimerça ne te dérange pas ?
SupprimerIl y a Hector qui a renversé les pions du jeu d'échec.
SupprimerMoi non plus je n'attends rien. Moi aussi j'attends Alf.
SupprimerMon Alf-charmant, je pense qu'à ce rythme là, on atteindra les 168 commentaires. Facile.
SupprimerAu fait, es-tu allé chercher Christian ? Tu lui passeras le bonjour de ma part.
SupprimerElly, il reste sur le lit-bateau la trace de ton corps, c'est comme une écriture à déchiffrer.
SupprimerDéchiffres-tu mon Alf-Olivier la trace de mon corps ? Qu'y lis-tu ?
SupprimerTon âge approximatif, tes habitudes alimentaires, ton environnement et ton habitat. Tes déplacements aussi.
SupprimerTes comportements sociaux et familiaux.
Dans les creux et les plis : je vois ton chemin de promenade préféré, je vois les herbes et les fleurs. Je vois aussi cette vapeur nette, ce brouillard joli qui t'accompagne.
SupprimerC'est la carte d'Elly.
Je ne crois pas tellement à l'amitié entre un homme et une femme ou alors j'y crois : mais il faut qu'il se soit passé quelque chose avant.
RépondreSupprimerIl y a les traces de deux corps emmêlés sur le lit-bateau.
Les plis que ton corps a laissé sur la voile qui recouvre le petit lit-bateau.
SupprimerIls s'amusèrent à déchiffrer les plis que leurs corps avaient dessiné sur la voile.
Il y a des bosses et des creux. Il y a des plats aussi.
SupprimerLa voile se gonfle encore de ton parfum.
SupprimerTu écris ce moment comme ça si un jour il se réalise on saura le reconnaître.
Vrai, nous saurions reconnaître ce moment : mais soyons lucides Elly : cela n'arrivera pas.
SupprimerLe moment est écrit : c'est déjà pas mal.
J'ai vu dans les plis profonds tracés sur la voile ton intelligence se dérouler.
SupprimerIntEllygence
RépondreSupprimerIntEllygence
Je n'aime pas tellement les jeux de mots, je ne suis pas trop jeu de mots.
Je parle de l'intelligence d'Elly : comme un rayon blanc tombant du haut du ciel, comme une lame si affûtée que celui qui la touche se coupe profondément.
Adorable Elly, pourquoi ne mettrais-tu pas ton introduction le plus haut possible en haut à droite de la page d'accueil de ton blog.
Pour rendre plus visible notre histoire sans suite, quoi.
tu exagères, littéralement et dans tous les sens, Alf.
RépondreSupprimer— Tu as une intelligence presque artificielle.
RépondreSupprimer— Artificielle ?
— Claire, précise, tranchante.
— C'est à dire ?
— Tu vois.
— Quoi je vois ?
Supprimer— Eh bien, "c'est à dire". C'est ça qu'il fallait dire.
En fait, je n'ai pas compris.
SupprimerRater encore.
SupprimerMon Alf, je n'irais pas voir Saïgon.
RépondreSupprimerJe sais.
SupprimerComment peux-tu le savoir ? Et sais-tu pourquoi je n'irais pas (quoique j'hésite encore) ?
SupprimerC'est pas "Saigon" qu'il faut à Elly : ce qu'il faut à Elly c'est Alf.
SupprimerLe moment où ta grand-mère détruit vite des images, des objets, des souvenirs avant l'arrivée des gens des montagnes du Nord : ce moment que ta grand-mère t'a raconté et que tu racontes à ton tour...
SupprimerEn quelque sorte Elly n'ira pas parce qu'elle fait déjà partie du spectacle : tu es déjà un des personnages du spectacle.
SupprimerCe moment là, c'est Jean qui me l'a raconté. C'est comme ça qu'il a perdu toutes traces de son père et que son nom fut oublié.
SupprimerJ'hésite à y aller parce que le lendemain (j'avais oublié), je travaille 8 heures d'affilée.
SupprimerMais tu n'as pas complètement tort.
Quel spectacle mon dieu que celui des humains.
SupprimerPeut-être que ce qu'il faut à Elly, c'est Alf. Et peut-être que ce qu'il faut à Alf, c'est Elly.
SupprimerAlf est drôlement intelligent.
Le lendemain, il faut que je sois en forme pour faire écrire, rire et pleurer.
Supprimeret un peu réfléchir aussi.
SupprimerIl y a sur une page de FC à propos de Caroline Guiela Nguyen une vidéo de couples qui dansent sur une place, une sorte de bal.
SupprimerCe soldat qui emmenait danser celle qui n'était pas encore la maman de Suzanne...
La maman de Suzanne n'a pas vécu d'histoire d'amour. Seule la maman de Jean allait danser au bal avec son compagnon qui était un fonctionnaire au service de l'armée. Un comptable, d'après Jean.
SupprimerSuzanne ne parlait jamais de son père car elle ne le connaissait pas, mais surtout parce que ce n'était qu'un soldat de passage. Je pense que Suzanne détestait parfois sa mère et son père.
SupprimerIl y a des souvenirs douloureux pour Suzanne. La grande misère. Et sa maman a gagné un peu d'argent comme elle pouvait. La misère était déjà là, bien avant l'arrivée des français. Et l'absence de passé aussi.
SupprimerTu ne dis plus rien ?
RépondreSupprimerLes commentaires d'Elly et de Alf s'emmêlent. Les commentaires s'emmaillotent.
RépondreSupprimerJ'aimerais faire semblant de danser avec toi.
Sur quelle musique ?
SupprimerUne musique du néo-mexique, par exemple.
SupprimerOlivier, n'oublie pas de me souhaiter bonne nuit. Sauf, si tu dors déjà !
SupprimerBelle nuit de Chine, nuit câline, Nuit Christine Nuit d'amour.
SupprimerElly, tu as la peau glacée ce soir. Veux-tu que je prépare une tisane au gingembre un peu piquante ?
RépondreSupprimerje t'ai déjà dit que j'aimais la tisane au gingembre ?
SupprimerNina vient de m'en apporter une.
SupprimerNina ne dort pas encore ?
SupprimerAu fait, je n'ai pas la peau glacée, ma couette me préserve du froid.
SupprimerSi nous étions dans un livre le narrateur dirait que les souvenirs et les traces qui manquent à Elly la famille de Alf les possèdent. Le narrateur expliquerait pourquoi cela n'est pas juste que les souvenirs et les traces soient si mal répartis : tout chez Alf, rien chez Elly.
SupprimerEn tant que petit-français je me sens coupable.
Le marché de la couette explose !
RépondreSupprimerÇa te fait ça aussi Elly (pas obligée de répondre) un trouble physique... quand je te lis, il y a à chaque fois cette sensation nette et forte : une émotion physique.
Tu as l'air d'avoir une pêche d'enfer.
SupprimerJ'ai sommeil, je tombe de fatigue. Et si on éteignait la lumière ?
Alf, c'est l'heure du dodo.
SupprimerJe discuterais bien encore avec toi mais là, je suis crevée.
Je te fais un peu de place.
Quand tu jeûnes j'aimerais jeûner avec toi : la prochaine fois dis-moi exactement ce qu'il faut faire.
RépondreSupprimerC'est très simple, on ne mange pas mais on peut boire à volonté, café, tisanes, bouillon de légumes. Je jeûne matin et midi. La prochaine fois, c'est lundi.
Supprimer