mardi 5 juin 2012

Un été dramatique — 3

2 commentaires:

  1. Vous avez la flèche caressante, cher Alfonso.

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  2. Cher monsieur Alfonso,

    Chaque jour, en vous rendant courtoisement visite pour m'émerveiller, j'aperçois en haut à droite, cette main aux doigts écartés. Alors je vous récite ces si beaux vers de Paul Vincensini :

    "Je compte les jours
    Sur mes doigts
    J'y compte aussi mes amis
    Mes amours
    Un jour
    Je ne compterai plus que mes doigts
    Sur mes doigts"

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[La grand’salle du château.]

Entrent Hamlet et plusieurs Comédiens.

HAMLET
Dites, je vous prie, cette tirade comme je l’ai prononcée devant vous, couramment ; mais si vous la braillez, comme font beaucoup de nos acteurs, j’aimerais autant faire dire mes vers par le crieur de la ville. Ne sciez pas trop l’air ainsi, avec votre bras ; mais usez de tout sobrement ; car, au milieu même du torrent, de la tempête, et, je pourrais dire, du tourbillon de la passion, vous devez avoir et conserver une modération qui lui donne de l’harmonie.