mercredi 7 décembre 2011

Géographie — 3











... avant d’aller caresser le ventre de mes truites.




roma a dit…
quoique, en effet, épuisant. je le réserve désormais pour pêcher à la main les truites, n'ayant pas de canne à pêche ni les tables de la loi.

jeudi 13 octobre 2011

Phrases — 3

Pendant la réunion plénière de ce matin, je m'aperçois que « Vitamine », la Responsable Service Client, ne porte pas de soutien-gorge.
Bien qu'idéalement placé, je n’arrive pas à distinguer ses seins.
Les sumacs de virginie et les peupliers argentés eux sont exactement à leur place.
Les PowerPoint défilent et  affichent des visées à deux chiffres au milieu des sourires morbides.
Quand vient mon tour de lancer la première diapo, la brume recouvre entièrement le confluent des trois sources et Vitamine finit d'ajuster son chemisier.

lundi 10 octobre 2011

lundi 3 octobre 2011

Rimbaud — 4










Mes excuses à Alfonso qui avait envoyé le message suivant :
La strideur des clairons, l’arôme du carnage ! —
Philothée O’Neddy
Feu et Flamme 1833
Cher Monsieur Bienvenu, Rimbaud a t-il pu lire Philothée O’Neddy ?

Ce message ayant été supprimé par erreur[1]. J'ai d'ailleurs répondu à cette question intéressante juste avant.



[1] C’est moi qui vous présente mes excuses, Monsieur Bienvenu, pour vous avoir contraint à pulvériser ce commentaire mal placé.

dimanche 2 octobre 2011

Grammaire — 1

Je vous ai vu vue hier au vernissage. D'ordinaire je ne laisse pas de messages mais j'aime bien ce que vous avez dit de :
" Alfonso, garçon de piscine à Ténérife, huile sur toile."

Écrit par : Jed Martin, Personnage fictif sorti à reculons de La carte et le territoire pour faire un tour à la Nuit Blanche | 02.10.2011

mercredi 28 septembre 2011

Rimbaud — 3

— Et mes désirs brutaux s’accrochent à leurs lèvres…

Après l'intervention du modo :

— Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres…[1]

[1] Rimbaud - Œuvres complètes, édition établie, présentée et annotée par Antoine Adam, NRF/Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 1972, 1 250 p. 

dimanche 25 septembre 2011

Phrases — 2

Quelque chose entre Chico, le plus jeune des Sept Mercenaires et le Harry de Harry, un ami qui vous veut du bien.
Ce spoiler a maintenant deux trous rouges au côté droit.
 

vendredi 23 septembre 2011

Nouvelles — 1






Une sortie balnéaire.
Une sortie avec des mots et des idées. 
Une sortie où il y a des hérissons qui t'attendent à la sortie.

lundi 19 septembre 2011

Rimbaud —2


« À propos, comment n'avez-vous pas retrouvé le dictionnaire arabe ? Il doit être à la maison cependant. Dites à Frédéric de chercher dans les papiers arabes [i]un cahier intitulé : Plaisanteries, jeux de mots, etc., en arabe ; et il doit y avoir une collection de dialogues, de chansons ou je ne sais quoi, utile à ceux qui apprennent la langue. S'il y a un ouvrage arabe, envoyez ; mais tout ceci comme emballage seulement, car ça ne vaut pas le port.[ii] » RIMBAUD. 

 [i] Les papiers arabes du Capitaine Rimbaud, père absent. [ii] Circonstances vitales. 

Dimanche : Je fais réciter Ma Bohème à mon fils Arthur qui est en CM2. Sa maman regarde la définition de frou-frou sur Wikipédia. J’explique pourquoi un paletot qui devient idéal c’est drôle. Nina, la petite sœur demande : « Papa c’est ton copain Arthur Rimbaud ? »

vendredi 9 septembre 2011

Histoire — 2

Roman — 16

Début 1981, dans un bar-tabac du début de la rue Saint-André-des-Arts vous avez offert un paquet de cigarettes et une bouteille de vodka à 500 F à Edouard Limonov & Co.
Je l'entends encore hurler le prologue d'une Saison en Enfer avec en bruit de fond la musique du film Le Professionnel envoyée par le jukebox.
Maintenant, plus de 30 ans après, il reste un fond de vodka dans la bouteille.
Et je ne lis pas encore Le Bloc.

Je suis allé rue aux Choux à BXL. Sur le chemin du retour à Voncq, j’ai demandé le chemin de la gare.
Je suis resté longtemps à la gare de Voncq.
Limonov était là.  
Le Bloc, pas encore.

dimanche 4 septembre 2011

Phrases — 1

Un oeil d'eau morne stagne dans le creux des obliques 
Je me sens pas très bien avec mes bouffées nostalgiques 
Quelques Swisher Sweets s'impatientent dans le tiroir de Vasquez
Du front, les nouvelles ne sont ni bonnes ni mauvaises

samedi 3 septembre 2011

Roman — 15








* E comme élaguer

* Cher Monsieur Soluto, accepteriez-vous de faire le croquis de cette rencontre ?

* Le plafond de Montaigne et Philosophie sentimentale c'est le même livre mais le plafond n’a pas de prix.
Les lecteurs du plafond savent qu’il y a dans les tiroirs du Doctor FS des débuts de romans, des fragments, des mots suspendus, des pensées balayées, des ébauches.
Peut-être que c’est là qu'il faut fouiller.
Ou fixer le plafond.

dimanche 28 août 2011

Rimbaud — 1

1 commentaires:


Alfonso a dit…
Cher Monsieur Jacques Bienvenu vous êtes le Sherlock Holmes des études rimbaldiennes. Votre sens du détail ouvre des portes qui débouchent directement sur l'infini. Je ne dois pas écrire sur le coup de mon émotion qui est grande. Mille fois merci. Alfonso

Roman-photo — 2


samedi 27 août 2011

Roman — 14


Paul Audi, Créer. Introduction à l’esth/éthique: c’est le livre trouvé par Consuela en faisant le ménage dans la suite du Doctor Schiffter juste après son départ de La Plantación en février 2011.
Le chapitre « Y mettre sa peau » est largement gribouillé, annoté et de nombreuses pages sont froissées.
N'importe qui peut consulter ce livre orange dans le local technique du bassin principal.

dimanche 21 août 2011

Météo — 1


À 00h15, le commandant de bord du Rio-Paris dit à son copilote : «On ne va pas se laisser emmerder par des cunimbs.»

Quel était le sens du beau pour ce commandant de bord qui visiblement n'avait pas lu la Naissance de la tragédie ni l'Esthétique, ne connaissait rien à la vie de Socrate, rien à Baudelaire et moins que rien à Rimbaud ? 
 
Un technicien balnéaire a dit…
Il est possible avec Blogger de créer un lien dans les commentaires. Blogger accepte le code HTML. Cette façon de faire est  plus esthétique et donc plus confortable pour le lecteur.  

jeudi 4 août 2011

Grande Bibliothèque de La Plantación — 1

 « Pour Philippe et Laure, l’été c’est 40° minimum. Sinon ce n’est pas l’été. »
  Derniers mots écrits par l’écrivain Marc Levy 
au bar de la grande piscine à vagues de La Plantación.


Un magasinier a dit…
Je retourne quelquefois 3000 livres par jour, des guides touristiques, des livres de cuisine, des livres pour le bien-être, encore des guides, des gros romans, des livres petits formats, des livres de toutes les couleurs, des livres lourds, des petits livres, des livres qui ne ressemblent pas à des livres, des livres de je ne sais quoi encore, retournés par diffuseur dans des cartons de 30kg maximum et les cartons de 30Kg maximum empilés sur des palettes et les palettes gerbées dans des camions. Eh bien je n'ai jamais vu, ni retourné un seul Frédéric Schiffter, même pas son prix Décembre que j'ai là sur ma pile de livres de chevet. Putain de librairies de merde. PS : André Darrigade! Quel coup de pédale! Salutations au "Basque bondissant"




mercredi 3 août 2011

Roman — 13



Le lac de Tibériade est un lac d'eau douce connu pour ses épisodes bibliques mais aussi pour ses tempêtes et ses très grosses vagues.

" La trahison des clercs " est un livre dans lequel Julien Benda explique que " les clercs " (les intellectuels) dont le rôle est de défendre les "valeurs éternelles " ont trahi cette fonction " au profit d'intérêts pratiques ".

Le " re-pères (eh eh!) " de V. et donc ces citations extraites intactes d'un manuscrit accidenté :
" Enfants sans Dieu ni père, les maîtres qu'on nous proposait nous faisaient horreur. Nous vivions sans légitimité - Orgueil."
" Quand, près de la tombe de son père, il sent le temps se disloquer - ce nouvel ordre du temps est celui du livre ".

Voilà maintenant, arrivé au milieu du tunnel aux requins juste après les orques et les dauphins, seul en pantalon parmi tous les pantacourts, il s'agit de faire le lien entre tout ça et le reste.



















 

    vendredi 22 juillet 2011

    Roman — 12

    Alfonso Ritz rencontre Consuela en bord de mer
    Michèle Sylvander, Mirages



















    Le bâtiment des objets trouvés à Paris. Un endroit curieux, utile avec une âme ou quelque chose comme ça. J'y suis allé une seule fois. Un livre perdu dans le métro, un livre de poche : Kafka, Journal. Mais annoté, gribouillé. Je sais très bien que c’est pas là que je vais le trouver mon bouquin. Il y a des parapluies, des sacs, tout ça bien rangé. 
    En ce qui concerne mon livre on me dit : mais Monsieur, on ne garde que les objets de valeur.